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CSV Auto Centre auto Point S · entretien et réparationDu tour du véhicule à sa restitution : l'application d'un centre auto
Le tour du véhicule photographié à l'arrivée, le devis repris du logiciel de gestion, l'ordre de réparation signé sur l'écran — et tout ce qui décrivait un seul centre devenu un réglage, pour l'installer chez d'autres.
L'application en images
Six écrans de l'application, pris sur l'installation en service au centre.
Captures prises sur l'application réelle, puis anonymisées : les noms de clients et de salariés, les plaques d'immatriculation et les références de dossier ont été remplacés par des valeurs fictives, et les photos de véhicules sont floutées. Les marques et modèles sont conservés. Aucune donnée réelle de CSV Auto n'apparaît sur cette page.
Le problème à résoudre
Un centre auto vit sur un malentendu récurrent : l'état du véhicule à son arrivée. Une rayure constatée à la restitution était-elle là avant ? Sans trace, la discussion se règle au feeling, et le centre paie souvent pour éviter le conflit. Sur un centre qui démonte et remonte des roues toute la journée, la jante est le point le plus contestable du dossier.
L'autre irritant est la double saisie. Le devis existe déjà dans Winpro, le logiciel de gestion du centre, et le rendez-vous du planning en porte le numéro exact. Le recopier sur un ordre de réparation papier, c'est du temps perdu, et c'est aussi la porte ouverte au mauvais document : celui d'un rendez-vous déjà soldé, ou une coquille restée sur la plaque.
Le projet a ensuite changé de nature deux fois. D'abord parce que le parcours ne s'arrête plus au départ du client : un mécanicien qui découvre des disques hors service alors que le client est parti, un devis auquel personne ne répond, un contrôle technique qui arrive à échéance — autant de situations qui se traitaient au téléphone et sur un carnet. Ensuite parce que l'application, écrite pour un centre, part être installée chez d'autres : tout ce qui décrivait une façon de travailler est sorti du code pour devenir un réglage d'écran, et tout ce qui protège le centre y est resté.
Un véhicule physiquement présent ne disparaît jamais de l'écran, et une décision du centre ne s'écrit jamais à la place de la réponse du client.
Le parcours du véhicule, du rendez-vous à la restitution
Le parcours métier tel qu'il se déroule réellement, étape par étape.
Les états d'un dossier véhicule
Les états que traverse le dossier, et les sorties possibles.
Architecture : tout reste sur le site du centre
Qui parle à quoi, et surtout où sont stockées les données.
Ce que fait l'application
Les fonctions réellement livrées, regroupées par domaine.
L'arrivée du véhicule
- Planning de la semaine en tête de l'accueil, tel qu'il est tenu dans Winpro : l'inspection démarre depuis le rendez-vous, plaque et modèle déjà repris
- Tour du véhicule guidé, dans un ordre imposé, photos horodatées ; un dommage constaté accepte plusieurs clichés
- Lectures assistées de la plaque, du kilométrage et de la vignette de contrôle technique, chacune corrigeable, avec saisie manuelle en repli
- Devis du rendez-vous présélectionné, recherche par plaque en secours, saisie manuelle des prestations si le centre l'autorise
- Ordre de réparation signé au comptoir ou à distance, PDF avec photos et constats, lien envoyé par SMS
L'atelier et la fiche de contrôle
- Prise en charge atomique : deux techniciens sur le même véhicule, le second reçoit un refus explicite plutôt qu'un doublon silencieux
- Trente-quatre points de contrôle, repris de la fiche papier de l'enseigne dans son ordre et avec ses libellés
- Mesures chiffrées (mm, °C, V) avec seuils réglés par le centre ; une mesure hors seuil ne peut plus être cotée « bon état » sans que l'écran le signale
- Photo par point de contrôle, et temps d'intervention accumulé par tranches, résistant aux interruptions
Après le départ du client
- Accord à distance sur des travaux découverts : le client lit le détail, accepte ou refuse avec son motif, et signe en ligne
- Relances et rappels : demande d'accord sans réponse, rappel du rendez-vous, échéance de contrôle technique — tous éteints à la livraison, chacun avec son texte
- Remise du véhicule tracée séparément de la mise à disposition, avec relevé du kilométrage et du carburant à la restitution
- Ce qui a été refusé : montant signé, panier moyen, montant décliné et motifs de refus — le logiciel de gestion ne connaît que ce qui a été facturé
Réglages du centre, et exploitation
- 89 réglages depuis l'écran, en quatorze groupes : identité et couleurs du centre, préfixe des références, textes de tous les messages au client, seuils d'usure, jours d'ouverture
- Interrupteurs d'équipement : banc de géométrie, station de climatisation, pont élévateur — éteints, les sept points concernés sortent de la fiche, du compteur d'avancement et de la condition de clôture
- Liaison Winpro paramétrable — adresse, port, base, compte en lecture seule — avec un bouton qui éprouve la connexion et affiche le serveur réellement interrogé, jamais le mot de passe
- Vingt-cinq migrations numérotées et un registre qui dit lesquelles sont passées : une évolution s'applique seule chez un centre, sans intervention fichier par fichier
L'IA lit, l'opérateur décide
Trois lectures aujourd'hui, et non plus une : la plaque, le kilométrage au compteur, et l'échéance du contrôle technique sur la vignette collée au pare-brise. Toutes passent par HeXaIA, notre serveur d'intelligence artificielle installé dans nos locaux. Les photos du véhicule ne sont envoyées à aucun service extérieur : elles vont du serveur du centre au nôtre, et nulle part ailleurs.
L'appel part uniquement du serveur, jamais du navigateur de la tablette. Et l'IA ne décide jamais seule : une valeur dont la confiance est inférieure au seuil retenu est marquée « manuel » et doit être validée, parce qu'une erreur de plaque ou de kilométrage se propagerait jusqu'à l'ordre signé. La règle vaut aussi dans l'autre sens : ce que l'opérateur a tapé l'emporte sur une lecture qui reviendrait quelques secondes plus tard, quand il a déjà changé d'écran.
Une quatrième tâche, optionnelle, ne lit rien mais regarde : elle vérifie que chaque photo montre bien le sujet que l'étape demandait. Elle n'est jamais bloquante — c'est un avis, pas une barrière. Une IA qui se trompe empêcherait la prise en charge d'un véhicule, ce qui serait bien pire que la photo qu'elle refuse.
Enfin, l'application reste pleinement utilisable si l'IA est injoignable : la saisie manuelle prend le relais et le centre continue de travailler. C'est le repli permanent.
Notre serveur d'intelligence artificielle est installé dans les locaux de Foxchip, en France. Voir comment il fonctionne.
Les choix techniques
Ce sur quoi l'application repose, et ce que cela implique.
| Type d'application | Application web pour tablette et poste fixe, installable sur l'écran d'accueil |
|---|---|
| Serveur | Debian, Apache, PHP 8.4, base MySQL — hébergé dans le centre, sur le même réseau que le logiciel métier |
| Liaison logiciel métier | Winpro sur SQL Server, lecture seule stricte : toute requête qui n'est pas une lecture est rejetée. Adresse, base et compte se saisissent à l'écran, et la connexion s'éprouve d'un bouton |
| Intelligence artificielle | Serveur HeXaIA, appel effectué uniquement depuis le serveur applicatif ; saisie manuelle en repli permanent |
| Documents produits | Ordre de réparation en PDF avec photos et constats, lien envoyé par SMS ; la demande d'accord sur travaux découverts part par mail |
| Protection des données | Code, configuration, photos, signatures et PDF hors de la racine web ; sessions bornées en inactivité et en durée ; effacement programmable des dossiers anciens |
Les détails qui font la différence
Les points qu'on ne voit pas dans une démonstration, et qui décident de l'adoption sur le terrain.
Le compteur qu'on ne peut pas photographier
La photo du compteur était obligatoire, et un matin elle a été impossible : tour du véhicule terminé, dix clichés enregistrés, un seul manquant — et l'inspection entière restait bloquée, kilométrage vide, véhicule déjà au parking. Le compteur n'est pourtant pas photographié pour lui-même : il l'est pour établir le kilométrage d'arrivée, et ce chiffre-là reste lisible. L'étape offre donc une saisie à la main, et la dispense est écrite au dossier.
Un seuil qui se lit à l'envers
Tous les seuils du métier vont dans le même sens : moins de millimètres, c'est pire. Puis le centre a demandé la température de climatisation, où c'est l'inverse — au-delà d'un certain nombre de degrés à la sortie d'aération, il y a un problème. Appliquée telle quelle, la comparaison existante aurait déclaré un défaut sur une installation parfaite et laissé passer une installation en panne. Un contrôle de ce genre ne tombe jamais en panne : il se contente de dire le contraire de la vérité. Le sens de la comparaison appartient désormais au point, et l'unité aussi.
Ce que le client a signé ne change plus après coup
L'ordre de réparation est régénéré à chaque remise et à chaque envoi de lien, et il lisait les mentions en vigueur au moment de l'impression. Modifier la mention d'acceptation, ou passer les conditions à une version suivante, réimprimait donc le nouveau texte au-dessus d'une signature recueillie sous l'ancien. Ce n'est pas un défaut d'affichage : c'est une contre-preuve fabriquée. Le texte accepté et sa version sont maintenant figés sur l'ordre à l'instant de la signature, et c'est ce qui s'imprime.
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